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La course - Les acteurs
Matthieu Abrivard
Jean-Michel Bazire
Christian Bigeon
Christophe Martens
Jean-Etienne Dubois
Richard Westerink
Franck Nivard
Jos Verbeeck
Eric Raffin
Pierre Vercruysse
Matthieu Abrivard

Age : 26 ans

Premier succès : à 16 ans à Vincennes, au monté (Jacinthe du Rondet)

Total victoires (en France) : 970 (au 13/12/2011)

Année record : 2011 (175 victoires au 13/12/2011)

Ses plus beaux succès :
Prix de Cornulier 2004, 2005, 2006
(Jag de Bellouet), Prix du Président de la République, de Normandie (Rombaldi), Prix de Paris (Private Love)

Situation professionnelle : Entraîneur/Driver

Installé à Brion (Maine-et-Loire)

INTERVIEW
Votre classement des 3 plus grandes courses au trot dans le monde :
Dans l’ordre : Prix d’Amérique (France) – Elittloppet (Suède) – Prix de Cornulier (France)

Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
N’ayant pas encore enregistré de résultat flatteur, je garde surtout en tête l’ambiance stadium de cette journée hors du commun. C’est une bonne pression sportive surtout du côté de l’aire de départ où ça bouillonne mais où il y réside un silence étonnant.

Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Le succès de Dryade des Bois (en 1998) m’a laissé un souvenir émerveillé car Jos Verbeeck avait su se faufiler entre des adversaires pour venir en final s’imposer de très peu.

Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Jag de Bellouet car je lui étais associé au trot monté et que je le connaissais très bien. Cela aurait été un grand honneur pour moi de courir la plus belle avec lui.

Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
On arrive à 100% pour le jour J. On connait bien ses adversaires car on s’est rencontré à plusieurs reprises dans les courses qualificatives. Alors on se simule plusieurs scénarii de course pour pouvoir réagir au mieux.

D'ici la fin de ce meeting d'hiver, Matthieu Abrivard aura très certainement dépassé le cap des mille succès. Au rythme actuel, ce palier devrait être franchi entre janvier et février. Une ascension impressionnante pour ce fils d'entraîneur angevin (Loïc-Désiré), formé à l'école des apprentis de Graignes et ayant eu comme professeur, le « maître » du trot monté, Joël Hallais.

Surdoué, Matthieu gagne sa première course à Vincennes à 16 ans et deux mois, sous la casaque paternelle, signant treize succès dès sa première année en compétition. A 17 ans et neuf mois, il passe professionnel (50 victoires). A 18 ans et huit mois, il gagne son premier Prix de Cornulier, en selle sur Jag de Bellouet. Il pilote alors encore à « l'ancienne », étriers longs … En 2005, Matthieu adopte la nouvelle monte, buste en avant, le poids réparti sur l'encolure du cheval, en laissant glisser son partenaire. Il monte pour la première fois sur le podium des jockeys, en 2006 (3e) avant d'être sacré ETRIER D'OR trois années de suite (2008 à 2010), étant encore en course pour le titre en cette fin d'année 2011.

Matthieu ne s'est pas contenté de son statut de jockey vedette, passant au sulky avec succès (21 victoires en 2006, 38 en 2007, 67 en 2008, 74 en 2009, 104 en 2010 et 125 cette année (chiffre arrêté au 13 décembre). L'entraîneur, installé aux côtés de son père, est également très adroit, revendiquant déjà 140 succès, avec pour chefs de file, Nègre du Digeon, Nimrod Boréalis, Nil, Océan du Digeon, Sablon de Cesny, etc…

En résumé, Matthieu est un professionnel « complet », par ailleurs jeune papa en compagnie de Nathalie Henry, première femme jockey à avoir remporté le Prix du Président de la République.