











Age : 26 ans
Premier succès : à 16 ans à Vincennes, au monté (Jacinthe du Rondet)
Total victoires (en France) : 970 (au 13/12/2011)
Année record : 2011 (175 victoires au 13/12/2011)
Ses plus beaux succès :
Prix de Cornulier 2004, 2005, 2006
(Jag de Bellouet), Prix du Président de la République, de Normandie (Rombaldi), Prix de Paris (Private Love)
Situation professionnelle : Entraîneur/Driver
Installé à Brion (Maine-et-Loire)
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
N’ayant pas encore enregistré de résultat flatteur, je garde surtout en tête l’ambiance stadium de cette journée hors du commun. C’est une bonne pression sportive surtout du côté de l’aire de départ où ça bouillonne mais où il y réside un silence étonnant.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Le succès de Dryade des Bois (en 1998) m’a laissé un souvenir émerveillé car Jos Verbeeck avait su se faufiler entre des adversaires pour venir en final s’imposer de très peu.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Jag de Bellouet car je lui étais associé au trot monté et que je le connaissais très bien. Cela aurait été un grand honneur pour moi de courir la plus belle avec lui.
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
On arrive à 100% pour le jour J. On connait bien ses adversaires car on s’est rencontré à plusieurs reprises dans les courses qualificatives. Alors on se simule plusieurs scénarii de course pour pouvoir réagir au mieux.
Surdoué, Matthieu gagne sa première course à Vincennes à 16 ans et deux mois, sous la casaque paternelle, signant treize succès dès sa première année en compétition. A 17 ans et neuf mois, il passe professionnel (50 victoires). A 18 ans et huit mois, il gagne son premier Prix de Cornulier, en selle sur Jag de Bellouet. Il pilote alors encore à « l'ancienne », étriers longs … En 2005, Matthieu adopte la nouvelle monte, buste en avant, le poids réparti sur l'encolure du cheval, en laissant glisser son partenaire. Il monte pour la première fois sur le podium des jockeys, en 2006 (3e) avant d'être sacré ETRIER D'OR trois années de suite (2008 à 2010), étant encore en course pour le titre en cette fin d'année 2011.
Matthieu ne s'est pas contenté de son statut de jockey vedette, passant au sulky avec succès (21 victoires en 2006, 38 en 2007, 67 en 2008, 74 en 2009, 104 en 2010 et 125 cette année (chiffre arrêté au 13 décembre). L'entraîneur, installé aux côtés de son père, est également très adroit, revendiquant déjà 140 succès, avec pour chefs de file, Nègre du Digeon, Nimrod Boréalis, Nil, Océan du Digeon, Sablon de Cesny, etc…
En résumé, Matthieu est un professionnel « complet », par ailleurs jeune papa en compagnie de Nathalie Henry, première femme jockey à avoir remporté le Prix du Président de la République.
Age : 40 ans
Premier succès : à 18 ans (Vincennes, avec Quelasio) en août 1987
Total victoires (en France) : 4 405 (au 13/12/2011)
Année record : 2006 (339 victoires)
Ses plus beaux succès :
Prix d’Amérique 1999 (avec l’américaine Moni Maker) et 2004 (Kesaco Phedo) sous son entraînement, Prix d’été 2005 (Kazire de Guez) Prix de Paris 2005, 2006 et 2007 (Jardy), Criterium de vitesse de la Cote d’Azur 2004, 2007 (Kesaco Phedo), Prix de Ballière 2007 (Kool du Caux). A l’étranger, l’Elitloppet (L’Amiral Mauzun en 2007 et Exploit Caf en 2008).
Situation professionnelle :
Eleveur/propriétaire/entraîneur/driver
Installé à Solesmes (Sarthe). Possède également un établissement à Grosbois (Boissy St Léger, 94)
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Ma victoire avec Késaco Phédo car il s’agissait d’un gros travail d’équipe récompensé par un succès de prestige avec la casaque Wildenstein.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
La victoire de Queila Gédé pour le travail de préparation de Roger Baudron et pour sa drive.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Ténor de Baune car il dégageait une classe incroyable.
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
On connaît bien tous ses adversaires qu’on a l’habitude de rencontrer souvent. L’important est justement de ne pas trop se faire de scénario à l’avance car cela ne se passe jamais comme prévu. Je fais tout pour arriver le plus cool et zen possible tout en étant bien éveillé !
Opéré puis parti en rééducation pendant un mois au fameux centre sportif de Capbreton, Jean-Michel Bazire a repris les rênes, officiellement, le 15 avril. Cinq jours plus tard, il renouait avec le succès dans l'Ouest. Il pointait alors, avec 29 succès, en cinquième position à distance de Eric Rafffin (53), Franck Nivard (43), Matthieu Abrivard (41) et Christophe Martens (31). JMB a dû attendre le milieu de l'été, où il écume l'ouest de la France, pour reprendre sa place de leader. Depuis, JMB a remis de l'ordre dans la maison, ne cessant de recreuser l'écart sur ses poursuivants, signant notamment deux coups de « six », le 20 août sur les hippodromes de Pornichet et de Saint-Mâlo, puis le 11 novembre à Lyon et Paris-Vincennes.
Malgré un break de près de deux mois et demi, le pilote comptabilisait, au 13 décembre, 262 succès, étant assuré de remporter un douzième SULKY D'OR consécutif. Son écurie d'entraînement est restée également performante, pointant au troisième rang national après avoir été tête de liste en 2010. Les fers de lance de son écurie sont notamment ses 6 ans Robert Keeper, Roi Vert, Riglorieux du Bois, Romcock de Guez, etc..
A 40 ans, « JMB », pour les turfistes, ou « Jean-Mi », pour ses amis, file vers le cap des 5 000 succès. Une référence hors normes.
Age : 52 ans
Premier succès : à 16 ans, en août 1975 (à Vincennes)
Total victoires (en France) : 1 252 (au 14/12/2011)
Année record : 2007 (58 victoires)
Ses plus beaux succès :
Prix de Paris 1992 (Vivier de Montfort), Critérium des 5 Ans 1992 (Vivier de Montfort), 2006 (Notre Haufor), 2008 (Paris Haufor), Prix du Ténor de Baune 2009 (Paris Haufor), Prix Albert Viel 2009 (Sévérino).
Situation professionnelle :
Eleveur/propriétaire/entraîneur/driver
Installé au Haras d’Haufor à Bourgneuf-la-Forêt (Mayenne). Possède également un établissement à Grosbois (Boissy St Léger, 94)
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Ma deuxième place au final avec Jardy en 2006. Il s’agit de mon meilleur classement. C’est vraiment plaisant de pouvoir prendre une place, d’autant plus avec une casaque prestigieuse comme celle de M. Wildenstein.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Le match Ready Cash – Maharajah m’a laissé un grand souvenir l’an dernier. J’étais au cœur de la course, finissant sixième. Mais quand j’ai revu les images de la course, j’ai compris le niveau sportif atteint par les deux premiers.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Varenne car c’était une véritable « voiture ». On pouvait faire ce qu’on voulait avec lui. Il dégageait une impression de grande sûreté et de puissance.
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
Je suis naturellement toutes les courses de mes adversaires. La pression est surtout importante la dernière semaine quand tu es aussi l’entraîneur, ce qui est mon cas.
Depuis un demi-siècle, les Bigeon sont, en Mayenne, une institution et travaillent en famille. Le précurseur a été André-Francis , avec ses « Barbès ». Ses deux fils, l'aîné Jean-Luc et son cadet Christian ont repris le flambeau, s'installant chacun à leur compte assez tôt, avec leur propre politique. Celle de Christian est de travailler essentiellement à partir de son élevage (les Haufor), tout en achetant chaque année quelques poulains sur les places de ventes en exploitant les souches de son beau-père (Francis Adam). L'objectif est ensuite d'opérer un tri sélectif, en ne gardant que des éléments capables de briller à Paris-Vincennes.
Ainsi, d'année en année, Christian est devenu un spécialiste du meeting d'hiver, plaçant la barre très haut lors de l'édition 2010/2011, où ses 40 pensionnaires ont gagné 42 courses sur le plateau de Gravelle et 1,57 millions d'euros.
D'une régularité exemplaire dans ses résultats, Christian Bigeon a déjà terminé 2e d'un Prix d'Amérique, avec Jardy que lui avait confié son collègue Jean-Michel Bazire, en 2006. L'an dernier, avec son pensionnaire Sévérino, il a pris ses marques en prenant une encourageante sixième place. Cette saison, le chef de file de son écurie est l'une des valeurs les plus sûres de l'épreuve.
Age : 38 ans
Premier succès : à 20 ans, en France, à Graignes
Total victoires : entre 3 000 et 3 500, dont 674 en France
Année record : 2011 (112 succès en France au 14 décembre)
Ses plus beaux succès :
Prix de l’Etoile 2000 (Jalencia), Critérium des 4 ans 2009 (Rolling d’Héripré), (Olga du Biwetz) GP d’Eté, de la Toussaint 2009, GP du Conseil Général des Alpes Maritimes, Prix d’Eté, Fédération du Nord 2011 (Commander Crowe)
Situation professionnelle : driver
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Ma première fois, quand j’ai drivé Première Steed… C’était ma toute première participation à la grande course, un vrai plaisir, une sorte d’aboutissement, même si je n’avais pas une première chance. C’est une course tellement fascinante.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
La dernière victoire d’Ourasi, avec, en plus, le piment de l’histoire de la cravache. C’était la dernière fois qu’on voyait dans cette compétition ce cheval de légende, celui qui l’a gagné quatre fois, un phénomène.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Ourasi encore… Parce que c’était le plus grand, le plus maniable. Il savait tout faire, il dominait les autres, c’était un incroyable battant, ne cédant jamais…
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
On doit surtout faire le papier, connaître les autres chevaux, ceux des adversaires, et le sien aussi, être en confiance. Et puis, il faut être en forme soi-même. Sinon, même si c’est une course où il y a beaucoup plus de tension que d’habitude, en ce qui me concerne, je ne fais rien de particulier.
S'il a remporté son premier Groupe en France, à 22 ans, associé au trotteur belge Athos du Boscail II puis son premier Groupe I, à 26 ans dans le Prix de l'Etoile en compagnie de Jalencia, Christophe a vraiment construit sa notoriété au sud de la France, sur l'hippodrome de Cagnes-sur-Mer, à partir de 2003 où il est devenu un incontournable des meetings d'hiver et d'été. D'ailleurs, sur ses 674 succès acquis dans l'hexagone, 304 ont été glanés sur le champ de courses cagnois.
Repéré pour son sang-froid mais aussi son art de prendre les bonnes roues et de se faufiler dans les pelotons, Christophe suscite en 2008 la confiance de Fabrice Souloy, l'un de nos meilleurs jeunes entraîneurs. Leur association se traduit, depuis, par des succès d'envergure avec les champions que sont Rolling d'Héripré, Olga du Biwetz, Commander Crowe, etc… Les frères Martens ont également brillé, depuis 2010, avec leurs Athos du Boscail II, Sinko du Vivier, Ilaria Jet et Marielles, basés en Belgique à Geel (Flandres).
Age : 42 ans
Premier succès : à 17 ans et demi, à Bihorel-les-Rouen, en mai 1987
Total victoires (en France) : 1102 (arrêtées au 14/12/2011)
Année record : 1995 (67 succès)
Ses plus beaux succès :
Critérium des 5 ans, Prix d’Amérique et Elitloppet 1995 (Coktail Jet), Critérium des 3 ans 1993 (Carpe Diem), Critérium des 4 ans 1994 (Défi d’Aunou), cinq Critériums des Jeunes, Prix René Ballière 2011 (Quaker Jet), Criterium de la Cote d’Azur 2011 (Quaker Jet).
Situation professionnelle :
éleveur/propriétaire/entraîneur/driver
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
High Echelon en 1979. J’avais 10 ans et c’était la première victoire de mon père. C’est un évènement qui compte dans la vie d’un jeune garçon qui se destine plus ou moins à la carrière.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Celui de Varenne en 2000. La perfection. Il s’est promené malgré 4 ou 5 faux départs et j’ai vraiment admiré le brio et la facilité qu’il a montrés pour dominer tous ses adversaires.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Varenne encore… C’était un véritable crack, un authentique phénomène, facile à driver, avec lequel n’importe qui pouvait gagner, même Gianpaolo Minucci…
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
Il faut surtout préparer le cheval, encore plus quand, comme moi, on en est l’entraineur. C’est lui qui vous donne la confiance et la décontraction indispensables. Après ce n’est qu’une question de concentration pour ne pas rater le départ, et le brin de réussite qui fait que vous êtes bien placé.
Quatre ans plus tard, Jean-Etienne gagne le Prix d'Amérique au sulky de son élève Coktail Jet, qu'il entraîne lui-même et dont il a vendu une partie à Daniel Wildenstein, dont il arbore la casaque. Quatre mois plus tard, le couple récidive en Suède dans le fameux Elitloppet. C'est la consécration pour le jeune professionnel, d'autant qu'il a gagné deux ans plus tôt le Critérium des 3 ans et l'année d'avant le Critérium des 4 ans !
En un mot, « JEt » sait tout faire : élever, entraîner, driver et… gérer une entreprise florissante. D'une régularité de métronome au sulky avec 50 à 60 victoires par an en moyenne, il continue de se faire plaisir mais n'est pas pour autant un « fou » de la casaque. A l'occasion, il laisse sa place à des amis drivers. C'est ainsi que Pierre Vercruysse a terminé deux fois deuxième de Prix d'Amérique, avec deux de ses chevaux (Echo et Quaker Jet).Cependant, avec le dernier cité, il se fait désormais plaisir.
Age : 32 ans
Premier succès : Lucky Wood, à 22 ans, en septembre 2002 en France (à Toulouse)
Total victoires (en France) : 66 (au 01/01/2012)
Année record : 2010 (8 succès en France)
Ses plus beaux succès :
Prix Albert Viel (Timoko), Critérium des 3 Ans (Timoko), Prix de Sélection (Timoko), Critérium des 4 Ans (Timoko), Critérium Continental (Timoko).
Situation professionnelle :
entraîneur-driver installé à Gabarret (Landes)
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Je n’en ai pas puisque ce sera mon premier, le dimanche29 !
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Queen L, en 1993. J’étais jeune et j’adorais cette jument, ses allures, ayant déjà vu plusieurs de ses courses. Sa fin de course m’avait épaté, avec Stig Johansson qui ne bougeait quasiment pas dans le sulky. L’an dernier, j’étais sur place à Vincennes et Ready Cash m’a impressionné. Mais c’est plus récent…
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Timoko, évidemment, car c’est le mien et il est sûr dans un parcours
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
Je vais faire comme pour les autres Groupe I… Mais je vais avoir moins de pression que dans le Critérium Continental où nous étions attendu au tournant. Nous ne serons pas favoris avec Timoko et j’aurais moins de pression.
Les drivers de Vincennes forment aujourd’hui un pré-carré très fermé, connaissant chaque mètre de piste et courant plusieurs fois par jour, souvent à l’attelé comme au monté. Dans la mesure où le moindre détail a son importance, les hommes se sont aussi affinés, chassant les kilogrammes excédentaires.
Richard Westerink est hors-normes : bien planté, solide comme un roc, et ne courant à Vincennes qu’une dizaine de fois par an. Humble, le professionnel n’a d’ailleurs jamais hésité à faire appel à des confrères, y compris au début de la carrière de Timoko.
A deux reprises, au cours de l’hiver 2009/2010, le robuste hollandais a ainsi confié son grand espoir à deux des plus fines cravaches de Vincennes, Jean-Michel Bazire en personne et Pierre Vercruysse. Le hasard et la malchance ont voulu que ces deux essais se transforment en autant de disqualifications. Depuis, Richard le complice s’est installé au sulky de manière définitive, n’ayant pas plus jamais fait faux bond à son champion et ils ont gagné dix courses ensemble.
L’entraîneur semble aujourd’hui un atout indispensable à son champion et inversement. Timoko donne tout à Richard Westerink, tandis que le driver sait parfaitement s’adapter à son crack et en tirer le meilleur parti, selon les circonstances de course. Dès lors, Timoko va disputer son premier Prix d’Amérique. Pour eux deux, ce n’est pas un problème.
Age : 32 ans
Premier succès : à 16 ans, en août 1995 (Cajam du Bel Air à Avranches)
Total victoires (en France) : 1 605 (au 14/12/2011)
Année record : 2009 (238 victoires)
Ses plus beaux succès :
Prix d’Amérique 2009 (Meaulnes du Corta) et 2011 (Ready Cash), Prix de Cornulier 2008 (Magnificent Rodney), Prix de France 2007 (Kool du Caux) et 2011 (Ready Cash), Prix du Président de la République 2003 (Legs du Clos), 2010 (Scipion du Goutier) et 2011 (Tango Quick)
Situation professionnelle :
Propriétaire/entraîneur/driver/jockey
Installé à Grosbois, au domaine de Boissy-Saint-Léger (Val de Marne).
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Mon premier prix d’Amérique avec Meaulnes du Corta. J’avais une grosse pression parce qu’on avait une première chance, tout l’entourage y comptait, et qu’il ne fallait pas se louper. Ça s’est finalement bien passé.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Celui de l’année dernière au sulky de Ready Cash. Une vraie belle course limpide et tactique avec les meilleurs devant, deux supers chevaux, une lutte splendide et une belle arrivée.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Ready Cash. Je crois que j’ai justement la grande chance de driver en ce moment le cheval auquel on rêve d’être associé dans une telle course.
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
C’est une course comme les autres, qu’il faut courir normalement, comme d’habitude, sans se prendre plus la tête. Je ne fais rien de particulier ni la veille, ni le matin même.
Devenu le partenaire privilégié de Ready Cash depuis novembre 2010 et tenant du titre dans le Prix d'Amérique, « Frankie » a réussi à canaliser l'énergie du champion. Ensemble, le driver et le cheval forment un couple parfait et complémentaire. L'homme a la sagesse du paysan normand, ayant monté les échelons un à un, et a su garder les pieds sur terre. Le cheval a conservé la fougue insolente du jeune premier qu'il a été (1er du Critérium des Jeunes en 2008)…
Qualitativement, l'année 2011 a été la plus belle de Franck, avec cinq succès de prestige glanés à l'attelé dans les Prix d'Amérique et de France (Ready Cash), dans le Critérium des Jeunes (Uaukir), tandis que sous la selle il a épinglé le Prix des Centaures (Scipion du Goutier) et le Prix du Président de la République (Tango Quick). Seul manque encore au palmarès de ce pilote éclectique, capable d'épingler cette année un premier étrier d'or, un grand succès à l'étranger.
Quand il ne drive pas, Franck entraîne un petit piquet de chevaux (une vingtaine) à Grosbois, où il est installé en compagnie de Lydie, l'ancienne lad d'une gagnante de Prix d'Amérique, Dryade des Bois (1998).
Age : 54 ans
Premier succès : à 28 ans, en juillet 1985 en France (au Croisé-Laroche)
Total victoires (en France) : 134 (au 14/12/2011). Environ 7 000 dans le monde
Année record : 1986 (185 succès en France)
Ses plus beaux succès :
Prix d’Amérique 1994 (Sea Cove), 1997 (Abo Volo), 1998 (Dryade des Bois), 2003 (Abano As), Elitloppet 1993 (Sea Cove), 1999 (Remington Crown), Prix d’été 1992 (Habsburger), 1995 (Abo Volo), 1998 (Remington Crown), 2008 (Olga du Biwetz)
Situation professionnelle : driver
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Ma victoire avec Sea Cove en ayant tenté la tactique de la fuite en avant. C’était un cheval d’une autre planète, le meilleur que j’ai mené, celui qui me reste le plus dans le cœur… Je m’étais dit : soit je gagne avec lui, soit je rentre en Belgique, définitivement.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Celui où j’ai mené Abo Volo… C’était une vraie joie de le remporter pour la casaque Viel qui ne l’avait jamais gagné, avec Mr Albert Viel qui était à l’hôpital et qui nous a quitté quelques jours après…
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Ourasi, parce qu’avec lui on pouvait envoyer comme on le souhaitait, venir en dehors en montant ou rester en dedans à attendre l’ouverture qui ne manquait pas de se produire. C’est le meilleur cheval que j’ai vu de ma vie, celui qui battait tous les bons américains comme il le voulait.
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
Il faut avoir le cheval pour cela. C’est le cheval qui doit se préparer. Le driver, c’est seulement 10%… Moi, avant un prix d’Amérique, je ne fais rien de spécial.
A la fin des années 2000, avec l'omniprésence d'un Jean-Michel Bazire, la montée en puissance des Nivard/Raffin/Abrivard and co, le driver belge était pourtant en droit de douter de son avenir dans une profession où le rajeunissement des cadres est une tendance lourde. D'ailleurs, en 2006 il n'avait gagné « que » 59 courses (et 63 l'année suivante).
Le plus capé de tous les drivers d'Europe en exercice, ayant gagné toutes les grandes épreuves du grand circuit du vieux continent, est non seulement toujours là, il a repris ces deux dernières saisons sa marche en avant. Il a ainsi gagné 101 courses en 2010. Pour 2011, le compteur indique 85 (au 14 décembre), avec pas moins de dix courses de Groupe, dont un Groupe I à la clé avec la pouliche de 3 ans, Union d'Urzy.
Dans cette mouvance positive, Jos a renoué avec la casaque de l'écurie Luck, qu'il avait beaucoup fait briller dans les années 90, gagné deux belles épreuves avec Robert Keeper, un pensionnaire de Jean-Michel Bazire en plein boum et peut disposer de plusieurs options dans un Prix d'Amérique dont il est le recordman, parmi les drivers en activité. Sur ses quatre succès, les deux grands numéros réalisés avec Sea Cove (1993) et Dryade des Bois (1997) restent encore dans toutes les mémoires.
Depuis 2003 et Abano AS, le « diable belge » continue donc de rêver d'Amérique. A juste raison.
Age : 30 ans
Premier succès : à 16 ans, en décembre 1997 (Déesse du Plessis à Vincennes)
Total victoires (en France) : 1 396 (au 14/12/2011)
Année record : 2011 (198 victoires au 14/12/2011)
Ses plus beaux succès :
Prix de Normandie 2000 (Hugo du Bossis), Prix de Cornulier 2003 (Joyau d'Amour), Prix de Vincennes 2004 (Nancy Menuet), Prix des Elites 2006 (Nouba Turgot), Prix de l'Etoile 2009 et Prix de Sélection 2010 (Saxo de Vandel), Grand Prix d'Aby 2011 (Rapide Lebel)
Situation professionnelle : driver/jockey
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
L’année dernière avec Olga du Biwetz… Après un parcours pas si simple, nous nous sommes retrouvés sur le podium, juste derrière les deux champions, Ready Cash et Maharajah.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
Celui de Pussy Cat en 1990. Quand on voit son père au sulky de la jument dévaler la descente en tête, ce sont des moments d’émotion qu’un garçon de mon âge ne peut pas oublier. Ourasi avait gagné, et après le légendaire épisode de la cravache de Minou Gougeon, Potin d’Amour avait été disqualifié. Nous, on se retrouvait troisième, c’était génial…
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Varenne… C’était un extra terrestre…
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
Je ne pense pas que quand on drive dans le prix d’Amérique on ait besoin d’une préparation particulière. Il faut juste s’assurer d’être en bonne forme physique et morale, avec l’habitude de mener des bons chevaux, surtout être bien dans sa tête. Je crois que pour bien driver, il faut être très serein.
Le vendéen est aujourd'hui aussi incontournable au sulky que sous la selle, où sa feinte décontraction et son éternel sourire cachent une volonté et une rage de gagner, bien ancrées. Il la tient de son père, Jean, entraîneur/driver, lui aussi compétiteur dans l'âme et qui avait connu la gloire avec Pussy Cat, à la fin des années 1980, en remportant le Prix de France.
Si son frère aîné Olivier a repris le flambeau paternel en Vendée, Eric consacre la totalité de son temps à son métier de pilote. Si son principal pourvoyeur de victoires a été en 2011 Sébastien Guarato (42 succès), le propre d'Eric Raffin est de pouvoir compter sur la confiance de très nombreux entraîneurs.
Eric s'est basé en Mayenne, ayant épousé la fille d'Yves Dreux, Marie avec laquelle il a deux enfants. La succession est assurée...
Age : 48 ans
Premier succès : à 17 ans (Graignes, avec Kyflavo)
Total victoires (en France) : 1 539 (au 14/12/2011)
Année record : 1999 (100 victoires)
Ses plus beaux succès :
Prix de France 2009 (Meaulnes du Corta) et Prix de l’Etoile 1998 et 2010 (Hello Jo et The Lovely Gwen), Prix de Bourgogne 2008 (Meaulnes du Corta), 2011 (Ready Cash).
Situation professionnelle : Entraîneur/driver
Installé à Grosbois, au domaine de Boissy-Saint-Léger (Val de Marne).
Votre meilleur souvenir de course dans le prix d’Amérique :
Ma troisième place avec Défi d’Aunou dans l’édition 1997. Le cheval n’était pas parfait mais à l’issue d’un bon parcours que je lui avais donné, on avait pu finir derrière Abo Volo et Capitole.
Le plus beau prix d’Amérique que vous ayez vu :
La victoire de Jos Verbeeck avec Abo Volo. Il avait fait preuve d’un culot monstre en prenant une telle avance. Jos est le genre de pilote qui peut essayer des choses incroyables et ça marche ! Celui qui essaie ensuite de l’imiter se casse le nez en revanche. C’est ce qu’on appelle le génie, je crois.
Le cheval que vous auriez rêvé de driver dans un prix d’Amérique :
Ready Cash ! D’autant plus que je l’ai mené l’an passé dans le Prix de Bourgogne. C’est un très grand champion : il mériterait encore plus de reconnaissance car il ne faut pas oublier qu’il est présent au plus haut niveau depuis le Critérium des Jeunes !
Comment se prépare-t-on pour driver un prix d’Amérique :
J’avoue qu’il n’est pas facile de se coucher à 21 heures… Moi, j’aime bien me faire une sortie au cinéma la veille. Je me rappelle être allé voir Gainsbourg en concert aussi une année. Il faut arriver le plus zen possible.
C'est dire si « Pierrot », le gentleman des pelotons, flirte avec l'Amérique depuis longtemps. C'est d'ailleurs presque logique. En 1983, à l'âge de 20 ans, il est parti pour les Etats-Unis pour y parfaire son bagage technique, assouvir sa curiosité, apprendre l'anglais, avant de revenir s'installer à son compte, cinq ans plus tard.
Le professionnel a alors choisi… de ne pas choisir entre l'entraînement et le pilotage. Installé à Grosbois, il opte pour un effectif limité en nombre, afin de se donner du temps libre pour driver principalement à Paris et dans le Sud-Est. Chaque année, le pilote fait alors preuve d'une régularité de métronome, engrangeant entre 50 à 100 succès, y compris après le dramatique accident de camion survenu en 2008, ayant coûté la vie à l'un de ses enfants, Brandon.
Apprécié de tous, de ses confrères comme du public ou de la presse pour sa capacité à analyser les choses et ses facilités d'expression, Pierre Vercruysse est également le représentant des drivers/jockeys, au sein du Comité du Cheval Français, l'instance dirigeante des courses au trot.
LA COURSE : | Fiche d'Identité | L'Edition 2012 - Les résultats | Les Acteurs |
LA PISTE : | Les courses qualificatives | Terre de sacre |
LE MECENAT : | Le T-shirt Collector | L’association Les Blouses Roses | INFOS PRATIQUES : | Programme de la journée | Accès | Se loger autour de l'hippodrome | Billeterie | Boutique | L'Organisateur | MÉDIAS : | Communiqués médias | Accréditations en ligne |



