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LE FINANCEMENT DE LA FILIERE HIPPIQUE FRANÇAISE
Consolider un modèle qui gagne
La Commission européenne a adressé à la France le 27 juin 2007 un avis motivé lui enjoignant de modifier sa législation relative aux paris sportifs, dont les paris hippiques. Cette dernière considère que l'organisation française des paris est un obstacle à la libre circulation des biens et services. Des discussions sur les modalités de l'ouverture du marché des paris en ligne sont engagées entre le gouvernement français et la Commission.
France Galop et la Société du Cheval Français, "sociétés mères" des courses de chevaux pour le galop et pour le trot, s'inquiètent de la contestation d'un modèle qui a fait des courses et de l'élevage de chevaux en France un patrimoine envié du monde entier et qui rémunère tout un secteur économique porteur de 62 000 emplois.
En effet, le montant des paris hippiques (8,1 milliards d'euros en 2006) est réparti :
  • pour 72,97% en gains aux parieurs,
  • pour un peu plus d'1 milliard d'euros à l'Etat,
  • pour 1,2 milliard d'euros aux sociétés de courses, (plus d'un tiers pour l'exploitation des paris, près de deux tiers pour la filière hippique).
De nombreux acteurs socio-économiques en vivent
Notamment en régions, dans des secteurs comme : l'élevage (100 000 ha d'herbages), le commerce des chevaux, l'entraînement, les hippodromes (250 sur tout le territoire), le réseau des paris hippiques (9400 points de vente) et les activités induites comme celles des vétérinaires, maréchaux-ferrants, selliers et bourreliers, la presse, l'industrie alimentaire…
Ce modèle est transparent, éthique et protecteur pour le consommateur.
Selon le principe du pari mutuel (mutualisation des mises redistribuées aux gagnants), l'opérateur de paris n'a pas d'intérêt financier dans le résultat des courses. Au contraire, le bookmaker, partie prenante au jeu, s'enrichit si le parieur perd.
En France, seules les sociétés de courses, associations à but non lucratif, sont autorisées à prendre les paris hippiques par l'intermédiaire de leur outil commun, le GIE PMU, pour les paris pris en dehors des hippodromes. Cette organisation est la plus à même de protéger les parieurs et de prévenir toute tentative de manipulation du résultat et la régularité des courses françaises est exemplaire.
Les filières hippiques sinistrées en Belgique et en Allemagne par une libéralisation sans précaution sont l'exemple de ce qu'il faut éviter :
Entre 1995 et 2005, le nombre de courses a baissé de 36%, celui des chevaux au départ de 33% en Allemagne, 44% et 33% en Belgique. Les conséquences sont désastreuses pour les filières et les emplois qui leur sont attachés.
Le modèle français repose sur trois principes qu'il est capital de préserver, dans l'intérêt des consommateurs comme de la filière hippique : un niveau de sécurité élevé, grâce au pari mutuel et à la centralisation de la gestion des enjeux, le financement de la filière hippique par les paris et un ancrage profond dans les territoires.