Champion Olympique de saut d’obstacles par équipes aux JO de Rio l’été dernier, Philippe Rozier est un homme de cheval passionné de courses au trot. Il nous livre sa vision du Prix d’Amérique Opodo et de l’ambiance qu’il apprécie particulièrement.

Philippe Rozier est un des 4 membres de l’équipe des cavaliers français de saut d’obstacles champions olympiques à Rio en 2016. Né avec les chevaux, fils de Marcel Rozier, champion olympique lui aussi en 1976 à Montréal, il s’intéresse également aux courses en général, et apprécie le Trot en particulier. Pour son ambiance, son côté famille et la disponibilité des professionnels qu’il a déjà rencontrés. Le champion olympique évoque ses rencontres et les moments forts que le Prix d’Amérique lui a fait vivre.
Que représente le Prix d’Amérique Opodo pour vous ?
Un peu comme les J.O., c’est le summum, la consécration du meilleur trotteur du monde dans une course qui est suivie dans le monde entier. Je pense qu’il s’agit de la compétition suprême pour ceux qui la voient de l’extérieur. Et pour ceux qui y participent, un moment intense. J’aime l’ambiance qui régne dans les tribunes, le côté convivial, disponible des gens, les professionnels comme les autres.
Un souvenir notable du Prix d’Amérique ?
Mon souvenir le plus fort, c’est Ourasi, celui qu’on appelait le Roi Fainéant. Nous étions invités par le sponsor qui était le même pour nous, en jumping, et je l’ai vu remporter son deuxième Prix d’Amérique avec une telle facilité. C’était une vraie star, comme certaines stars du sport maintenant, tout le monde avait les yeux rivés sur Ourasi, oubliant les autres. Et tout cet engouement autour de lui m’avait surpris et séduit. Et puis il y avait une telle ambiance. C’était une sensation très étonnante dans une atmosphère inoubliable.
Une anecdote sur le Prix d’Amérique ?
Pas vraiment, mais lors de notre venue à Vincennes pour fêter notre titre olympique, j’ai participé à une petite course avec Jean-Michel Bazire, que je connaissais déjà. Un grand moment. Le contact avec les drivers me plaît, le côté tactique de la course, et puis ce sentiment de n’avoir aucun autre contact avec le cheval que les rènes. Nous, cavaliers, on est en selle, on peut sentir l’animal, faire corps avec. Les driver, eux, n’ont que leurs mains, c’est assez bluffant. Et puis la décontraction de Jean-Michel est incroyable.
Où serez-vous dimanche ?
Je dois monter dans un concours national au Mans, parce que je prépare mes chevaux pour la Coupe du Monde et le Grand Prix 5 étoiles de Bordeaux, mais je vais m’arranger pour le voir à la télé… Mon favori ? Evidemment, Bold Eagle. Je pense qu’il va marquer son temps. Dans tous les cas, ça va être une course très tactique…
(Source : Turfcom)