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Pourtant le plus jeune du peloton, Face Time Bourbon a remporté le Grand Prix d’Amérique 2020, devant Davidson du Pont et Belina Josselyn. 

Le Grand Prix d’Amérique, devant une foule considérable, a tenu toutes ses promesses. L’épreuve a de nouveau été spectaculaire avec un dénouement incertain jusqu’au bout. Fin tacticien, Björn Goop, driver de Face Time Bourbon, a choisi de se placer dans le dos de Davidson du Pont, le favori. Le Suédois a attendu la mi-ligne droite pour quitter son sillage et le battre facilement. Face Time Bourbon, âgé seulement de 5 ans, a enlevé sa 14e course de Groupe et son 6e Groupe I. L’avenir lui appartient. Il offre à Björn Goop son deuxième trophée dans le Championnat du Monde au Trot attelé et à Sébastien Guarato, son entraîneur, son troisième succès.

Deux des trois pensionnaires de Jean-Michel Bazire complètent le podium, Davidson du Pont et Belina Josselyn lauréate en 2019. Les trois favoris du public se sont octroyé les trois premières places.

Revivez la course en vidéo en cliquant ici.

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A quelques heures du Grand Prix d’Amérique, ce samedi, six protagonistes de l’épreuve ont répondu à un parterre de journalistes internationaux lors d’une conférence de presse. Avec comme dénominateur commun l’expression d’une concentration totale.

Six professionnels avec un ou plusieurs partants, comme entraîneur et/ou driver, se sont livrés au jeu des questions/réponses avec la presse.

Avec quatre participants, Sébastien Guarato (Face Time Bourbon, Billie de Montfort, Bold Eagle et Valko Jénilat) sera l’entraîneur le plus représenté

« Face Time Bourbon n’a pas couru contre ses aînés avant le Grand Prix d’Amérique car il a besoin de fraîcheur. A son âge, Bold Eagle était plus robuste et avait donc déjà pu être testé dans le Grand Prix de Belgique qu’il avait remporté. »

« On y compte avec Bold Eagle. La dernière fois, il était ferré lourd et Eric Raffin l’a lancé de trop loin. Il n’est pas « cuit », il a de beaux restes. On part pour une quatrième ou cinquième place mais, avec un bon parcours, il peut faire mieux. »

« Avec Billie de Montfort, on a tout fait à l’envers. La jument aurait dû être fatiguée après le Tour Européen à l’automne et, en fait, elle n’a jamais été aussi bien qu’actuellement. »

« Valko Jénilat devait courir le Grand Prix de Bretagne. Juste avant, on a détecté une petite boiterie et cela a décalé sa préparation. Il a très bien travaillé dernièrement et les vétérinaires sont ok pour ce dimanche. »

« Parmi nos adversaires, je crains particulièrement Davidson du Pont qui vient de faire grosse impression lors de sa dernière course. »

Jean-Michel Bazire (Bélina Josselyn, Looking Superb, Davidson du Pont)

« Bélina Josselyn est aussi bien qu’il y a un an. Elle peut reproduire la même performance mais, l’année dernière, elle avait eu un super parcours. C’est évidemment essentiel pour elle qui n’a pas trop de marge. Je tiens à préciser que chacun de mes chevaux défendra ses chances à fond. »

« Franck Ouvrie connaît Davidson du Pont par cœur. Je leur fais totalement confiance. »

« Le fait que David Thomain ne connaisse pas trop Looking Superb ne m’inquiète pas. Cela va d’ailleurs obliger le driver à faire encore plus attention lors du départ. »

René Aebischer (Uza Josselyn)

« Il y a dix-sept adversaires dans le Grand Prix d’Amérique et je les crains tous. Ce n’est pas une course comme une autre. C’est le Grand Prix d’Amérique ! »

Junior Guelpa (Bahia Quesnot)

« Pour moi, les deux favoris sont Davidson du Pont et Face Time Bourbon. Le premier semble encore meilleur que l’an dernier, le second est irréprochable dans sa promotion. »

« Bahia Quesnot est mieux que l’an dernier. »

Alexandre Abrivard (Excellent)

« Si Excellent réitère sa performance du Prix Ténor de Baune, cela peut suffire pour qu’il s’impose. Mais on n’a que cette seule course de référence pour dire cela. »

« J’aime bien avoir du travail le matin du Grand Prix d’Amérique, dans l’écurie, pour ne pas trop penser à la course. Je pense qu’il ne faut pas rester à ne rien faire. »

« Comme Excellent s’est élancé au galop la dernière fois, je vais redoubler de vigilance dimanche. »

Björn Goop (Face Time Bourbon)

« La mystique du Grand Prix d’Amérique rend difficile l’idée de prédire un scénario. Face Time Bourbon peut tout faire en course. Je préférerais certains dos pendant la course, des bon dos. Mais là, c’est mon secret. »

« Face Time Bourbon a toutes les qualités pour être un gagnant de Prix d’Amérique. »

Guillaume Maupas (directeur technique de LeTROT)

« Le briefing d’avant-course avec les drivers est très important. C’est un moment privilégié pour tous. On rappelle l’enjeu de la course : c’est-à-dire, pour beaucoup, la plus belle course au monde. On leur dit qu’on ne veut pas un vainqueur par défaut, que ce doit être le meilleur qui gagne. »

La conférence de presse post Grand Prix d’Amérique sera à vivre demain dimanche en direct sur la page Facebook de LeTROT à partir de 18h05.

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Comme le Tour de France l’a fait l’été dernier, le Grand Prix d’Amérique fête ses 100 ans d’existence dimanche. L’occasion pour nous de revenir sur les origines de la plus grande course de l’année.

Créé en 1920 par la Société à l’Elevage du Cheval Français, le Prix d’Amérique, appelé officiellement Grand Prix d’Amérique depuis 2013, trouve ses origines dans un contexte mêlant histoire, politique et sport. Il s’agit pour les acteurs français des courses de rendre hommage à l’engagement déterminant des Américains lors de la première guerre mondiale.

Sachant l’importance du cheval à l’époque, comme auxiliaire de transport, et de sa contribution dans la victoire sur les Allemands, le geste revêtait simultanément une dimension politique. La même année, les autorités françaises du galop ont d’ailleurs crée une grande course internationale avec les mêmes ambitions internationales, un certain Prix de l’Arc de Triomphe.

Car le Prix d’Amérique a pour enjeu de confronter les meilleurs éléments internationaux, notamment français et américains dans un contexte d’amélioration des deux races – le Trotteur Français et le Standardbred américain. Toute la filière de l’élevage nationale se trouve ainsi confrontée à un défi annuel face à son homologue US.

Quant à la dimension sportive, elle est évidente. Chaque année depuis sa création, le Grand Prix d’Amérique réunit les meilleurs trotteurs du monde, confortant ainsi la place qui lui était assignée dès sa création, celle d’un Championnat du Monde du trot.

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En plus du Championnat du Monde au Trot attelé, le public assistera à un show grandiose dimanche. Voici le programme détaillé d’une journée sensationnelle.

L’effervescence atteindra son maximum dimanche 26 janvier à l’Hippodrome Paris-Vincennes pour les 100 ans du Grand Prix d’Amérique. La plus grande course de l’année, le Championnat du Monde au Trot attelé, tiendra les spectateurs en haleine. A côté des 11 épreuves qui composeront un fabuleux programme sportif, un spectacle grandiose permettra de patienter de la meilleure des façons avant l’entrée en piste des champions. Voici le menu détaillé :

– 11 heures : ouverture des portes ;

– 12 heures : départ de la première course ;

– 13 h 20 : début du show à l’américaine avec : parade, défilé de 100 Harley-Davidson, 100 drivers, 100 porte-drapeaux, acrobates, danseurs, échassiers, et anniversaire surprise pour les 100 ans du Grand Prix d’Amérique ;

– 13 h 45 : présentation des drivers de l’épreuve reine ;

– 15 h 35 : carrousel des lances ;

– 15 h 55 : défilé officiel des 18 partants du Grand Prix d’Amérique ;

– 16 h 10 : départ du Championnat du Monde ;

– 16 h 15 : tour d’honneur du vainqueur ;

– 18 h 20 : dernière course du jour.

L’accès à Paris-Vincennes a été spécialement aménagé afin d’anticiper la forte affluence dimanche. La venue en transports en commun est fortement recommandée. Retrouvez les détails de l’accès à l’hippodrome et toutes les informations pratiques via ce lien. Achetez vos billets d’entrée en cliquant ici.

L’événement du Grand Prix d’Amérique 2020 durera tout le week-end. Une première belle réunion de courses aura lieu ce samedi 25 janvier, avec notamment le Prix du Luxembourg. Des acteurs du Championnat du Monde participeront à la conférence de presse d’avant-course à 17 h 50. Jean-Michel Bazire, Sébastien Guarato, René Aebischer, Junor Guelpa, Alexandre Abrivard et Björn Goop répondront aux questions des journalistes. La séquence sera retransmise en direct sur Equidia. Les trois premiers drivers du Grand Prix d’Amérique seront quant à eux présents à la conférence de presse d’après-course, dimanche à 18 h 05, à suivre en direct sur la page Facebook LeTROT.

La journée exceptionnelle des 100 ans du Grand Prix d’Amérique sera à vivre en direct et en intégralité sur le site prix-amerique.com et sur letrot.com, dans la rubrique live. L’événement sera aussi diffusé en direct sur Equidia, RMC, Paris Première et M6.

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100 ans après sa première édition, le Grand Prix d’Amérique 2020 va se disputer dimanche devant des dizaines de milliers de spectateurs. Voici la liste des dix-huit candidats : il s’aligneront au départ vers 16h10.

Ils ont brillé lors de l’édition 2019

Le trio magique de Jean-Michel Bazire Belina JosselynLooking Superb et Davidson du Pont, respectivement 1ère, 2ème et 4ème de l’édition 2019 (revoir la course) sont de nouveau en lice cette année. Les ambitions sont les mêmes mais la répartition des forces est assez différente, notamment par la montée en puissance de Davidson du Pont, qualifié dès la première course de l’hiver et superbe finisseur dans le récent Grand Prix de Belgique.

Pour faire mieux que l’an dernier

Bold Eagle et Propulsion avaient dû se contenter des petites places en 2019 mais sont à la tête de palmarès exceptionnels qui leur donnent encore cette année un rôle prépondérant dans le contexte de la course. Bold Eagle va participer à son cinquième Grand Prix d’Amérique, course qu’il a épinglée par deux fois : en 2017 et 2018. Il est le trotteur français le plus riche en activité et peut même passer Timoko à ce classement en cas de belle performance dimanche. Eric Raffin, Sulky d’Or en 2019, lui sera associé : ensemble ils comptent deux succès en quatre tentatives communes. Il y a douze mois, Bold Eagle concluait 6ème juste derrière le Suédois Propulsion, qui va courir le Grand Prix d’Amérique pour la quatrième fois. Il ne l’a jamais gagné mais y a figuré. En Scandinavie, c’est la référence absolue chez les chevaux d’âge et encore plus depuis la retraite de Readly Express. Son compte en banque le prouve : avec plus de 3 millions d’euros de gains, c’est le deuxième plus riche cheval au départ.

Trois juments ont brillé en Europe ces derniers mois et vont tenter elles aussi de faire mieux qu’en 2019. Uza Josselyn (7ème) a été sacrée Championne d’Europe des Juments l’été dernier (voir article), Billie de Montfort (Non Placée) a remporté le Tour Européen du Trotteur Français et Bahia Quesnot (Non Placée) a vécu une saison 2019 incroyable partout sur la planète-courses (voir article). Ajoutons à cette belle brochette de championnes, Délia du Pommereux (Disqualifiée) qui arrive en bien meilleure forme que l’an dernier et a plu aux observateurs dans le Grand Prix de Belgique. Enfin, Valko Jenilat (Non Placé) sera le doyen de la course du haut de ses 11 ans, âge maximal nouvellement autorisé pour participer à la course. On se rappelle de son succès de prestige cet été à La Capelle (revoir la course).

Les qualifiés nouveaux venus

Si tous les trotteurs précités pourront compter sur leur expérience pour réaliser la meilleure performance possible, ce sera en revanche une grande première pour ceux qui figurent dans ce chapitre. Autre point commun : ils et elle ont tous gagné leur place en se qualifiant dans une des courses qualificatives. Tout d’abord la très populaire Chica de Joudes qui a gagné son ticket dès le Grand Prix de BretagneVivid Wise As est parvenu à ses fins dans le Grand Prix de Bourgogne alors qu’Enino du Pommereux a dû attendre le Grand Prix de Belgique (2ème) pour s’assurer sa place sur la grille de départ. Dans les Prix Ténor de Baune et Critérium Continental, il n’y avait qu’un ticket qualificatif et il ne fallait donc pas se manquer. Les démonstration de force et de vitesse d’Excellent et de Face Time Bourbon ont convaincu leurs supporters et peut-être même en ont converti certains.

La coalition étrangère

Trois trotteurs venus d’Europe complètent ce peloton de dix-huit unités : le Suédois Milligan’s School présenté par Stefan Melander, l’Italien Vitruvio et Ringostarr Treb, vainqueur en 2018 de l’Elitloppet et 7ème de l’édition 2018 du Grand Prix d’Amérique.

Voir les partants

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Chaque année, le Grand Prix d’Amérique met à profit sa notoriété pour soutenir une noble cause. L’édition 2020 s’associe à la FRM.

Le Grand Prix d’Amérique a toujours du coeur ! En 2020, le Championnat du Monde au Trot attelé, qui fête ses 100 ans, fait bénéficier son mécénat à la Fondation pour la Recherche Médicale. L’intégralité des recettes des entrées le jour J sera reversée à la FRM. Un tee-shirt collector, désigné par la célèbre créatrice agnès b, est vendu également au profit de l’association. La FRM, fondée en 1947, est le plus important financeur caritatif de la recherche médicale française sur toutes les maladies : cancers, maladies neurologiques, maladies cardiovasculaires, maladies infectieuses, etc. Elle soutient chaque année plus de 400 nouvelles recherches menées dans des laboratoires des organismes publics. Indépendante, la FRM agit uniquement grâce à la générosité de ses donateurs et partenaires.

Retrouvez toutes les informations de l’association sur le site frm.org. Les billets d’entrée pour le Grand Prix d’Amérique 2020, dimanche 26 janvier à l’Hippodrome Paris-Vincennes, sont en vente via ce lien. Le tee-shirt collector est disponible dans les boutiques sur place à Paris-Vincennes et sur la boutique en ligne letrot.com en cliquant ici.

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Son passeport s’est enrichi d’un nombre impressionnant de tampons en l’espace de quelques mois. Bahia Quesnot présente un profil singulier et sera au départ dimanche de son second Grand Prix d’Amérique.

C’est fou ce qu’il est possible de faire et de vivre comme expériences différentes en l’espace d’un an. Il aurait fallu pour certains toute une vie pour en faire autant, mais la santé aidant et guidé par une volonté d’entreprendre doublée d’un indéniable goût du défi, l’entourage de la championne Bahia Quesnot a vécu une année 2019 exceptionnelle.

Tout a débuté par une qualification surprise au Grand Prix d’Amérique 2019 grâce à sa 2ème place dans le Grand Prix de Belgique. Elle avait alors son ticket pour la plus grande course de l’année en poche, course dans laquelle elle ne put s’illustrer. En revanche, à la sortie du meeting d’hiver, Bahia Quesnot signe une nouvelle prestation de haut vol en concluant troisième du très international Grand Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur. La performance ne passe pas inaperçue et les organisateurs de l’important Elitloppet (l’équivalent suédois du Grand Prix d’Amérique en termes de notoriété) qui délivrent des invitations pour leur course sont pratiquement convaincus de la vouloir, mais ils demandent une confirmation en terre scandinave avant d’envoyer leur carton. Qu’à cela ne tienne, le défi est relevé : Bahia Quesnot et son entraîneur Junior Guelpa vont gagner à Äby après avoir fini 3ème du réputé Olympiatravet. L’invitation est cette fois validée, et Bahia Quesnot participe à l’événement de la fin mai à Stockholm. Elle passe tout près d’une qualification pour la Finale mais échoue d’un rien. Là encore, pas de quoi ébranler ni son moral ni celui de son équipe (propriétaire et entraîneur) : dans la foulée, la fille de Scipion du Goutier finit dauphine de Vitruvio dans le Grand Prix d’Oslo en Norvège. C’est le début d’une superbe série de deuxièmes places dans le Grand Prix de la Ville de Cagnes-sur-Mer, dans le Prix Maharajah à Solvalla (Suède), dans le Grand Prix du Département des Alpes-Maritimes (dans un temps record) à Cagnes-sur-Mer et enfin à l’Hippodrome Paris-Vincennes dans la Finale European Trotting Masters derrière Propulsion. Ouf, serait-on tenté de conclure cet enchaînement rarissime.

Mais les voyages semblent définitivement former la jeunesse et Bahia Quesnot prend la direction des États-Unis en octobre pour participer à l’International Trot, course au million de dollars. L’aventure tourne malheureusement court, la jument se montrant fautive dès le départ et étant disqualifiée. Ajoutez à tout cela un déménagement, Junior Guelpa ayant quitté son Sud-Est pour élire domicile à Grosbois et Bahia Quesnot mérite clairement son titre de grande voyageuse !

Cet hiver, elle a décroché sa qualification au Grand Prix d’Amérique 2020 quand elle concluait (encore) deuxième du Grand Prix de Bourgogne, soit avec deux semaines d’avance sur l’an dernier. En permanents mouvement et évolution, Bahia Quesnot séduira nombre de fans d’outsiders dans ce Grand Prix d’Amérique 2020 et surtout ses supporters manchois, sa région de naissance, qui ont décidé, pour venir la supporter, de faire à leur tour un bien joli… voyage !

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Après plusieurs semaines d’attente, Daniel Redén a pris sa décision : son champion Propulsion sera au départ dimanche du Grand Prix d’Amérique.

Adepte du contre-pied, Daniel Redén aurait pu se faire encore désirer quelques heures, lui qui a jusqu’à jeudi pour déclarer définitivement et officiellement la participation de Propulsion au Grand Prix d’Amérique 2020. Mais comme il l’avait annoncé, il a donné sa décision ce lundi 20 janvier et c’est oui : le meilleur trotteur suédois en activité va courir pour la 4ème fois le Grand Prix d’Amérique.

La recette pour arriver au top sur le dernier dimanche de janvier a une nouvelle fois été modifiée : il avait élu domicile à Grosbois durant l’hiver 2016-2017, il était installé à Chamant l’année suivante, avant de ne pas venir en France l’an passé et d’arriver directement sur le Grand Prix d’Amérique. Même option cette année mais avec un programme différent lors des précédents mois. Après son succès dans la Finale European Masters Series à l’Hippodrome Paris-Vincennes, début septembre, il a été arrêté. Vainqueur pour sa rentrée, Propulsion a plongé dans le doute son entourage avec sa deuxième place dans une course qui semblait à sa portée. Tout semble rentré dans l’ordre, plusieurs séances de massage ont fait leur oeuvre, et le voici donc du voyage pour arriver à Paris le week-end prochain.

Les 3 participations de Propulsion au Grand Prix d’Amérique

  • 2017 – 4ème : fait le tour des autres dans la montée mais est contré à son intérieur par Belina Josselyn et Bold Eagle – il conclut 4eme (revoir la course)
  • 2018 – 3ème : entreprenant en début de course, il doit laisser passer Bird Parker avant de revenir finir fort dans la ligne droite – il monte sur la 3ème marche du podium derrière Readly Express et Bold Eagle (revoir la course)
  • 2019 – 5ème : loin dans la montée, trace un très bon dernier kilomètre, le meilleur de la course à égalité avec celui de Bélina Josselyn (voir les données Tracking – revoir la course)

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Sébastien Guarato présentera quatre de ses représentants au départ du Grand Prix d’Amérique 2020 dimanche. Un carré d’as aux profils tous très différents les uns des autres.

Avant de les présenter, notons déjà que Sébastien Guarato est devenu un habitué des multiples représentations de son entraînement dans un Grand Prix d’Amérique. C’est même lui le recordman de participations dans une même édition. Aussi bien en 2019 qu’en 2018, l’entraîneur ornais présentait cinq de ses pensionnaires ! Avec quatre éléments (à l’heure du pointage officieux de ce mardi), il rejoint Jean-Lou Peupion, Fabrice Souloy et Daniel Redén (en 2017) parmi les entraîneurs ayant quatre partants en lice dans la plus grande course de l’année.

À 47 ans, Sébastien Guarato occupe l’une des premières places des classements nationaux depuis près d’une dizaine d’années. Son nom figure au palmarès de toutes les courses de sélection françaises et il gère une écurie qui révèle chaque saison de nouveaux talents. Pour l’édition 2020, ses quatre atouts sont :

Bold Eagle – mâle de 9 ans

C’est le trotteur français le plus riche en activité, fort de ses 21 victoires de Groupe I dont deux dans le Grand Prix d’Amérique (2016 et 2017). Il participera dimanche à son 4ème championnat du monde des trotteurs avec toujours plus de nouveautés dans son CV par rapport à l’an dernier. Bold Eagle a en effet établi en juin le nouveau record de victoires dans le Prix René Ballière (4), il a su aller gagner au Canada en octobre face aux meilleurs chevaux d’âge américains et sera drivé dimanche par Éric Raffin, Sulky d’Or 2020 et devenu depuis le début du meeting d’hiver son pilote attitré. Deuxième du Grand Prix du Bourbonnais puis cinquième du Grand Prix de Bourgogne, il arrive avec de la fraîcheur sur ce Grand Prix d’Amérique et a laissé le costume de favori à d’autres. Pour frapper plus fort ? Nous verrons dimanche.

Billie de Montfort – femelle de 9 ans

Dans une exceptionnelle promotion des « B » (celle de Bold EagleBird ParkerBelina Josselyn, etc), elle fut la première lauréate classique en remportant le Critérium des Jeunes. Mais la protégée de Sébastien Guarato a prouvé que précocité pouvait aussi rimer avec longévité, justement sous l’impulsion de son habile entraîneur. Ne quittant jamais le plus haut niveau et habituée aux places d’honneur, elle a remporté à deux reprises le Tour Européen du Trotteur Français (2018 et 2019) et semble être plus forte que jamais cet hiver. Son succès dans le Grand Prix de Bourgogne en atteste. Et si elle créait la sensation dimanche ?

Face Time Bourbon – mâle de 5 ans

C’est à lui qu’incombe le grand challenge de ce Grand Prix d’Amérique 2020 : à 5 ans, le surdoué Face Time Bourbon rencontre ses aînés dans une nouvelle étape de son destin de trotteur à part. Souvent comparé au début par Sébastien Guarato à Bold Eagle justement, ce nouveau champion fils de Ready Cash a rempli toutes les missions qui se sont présentées à lui, sauf une en Italie au mois de mai dernier quand il concluait deuxième de Zacon Gio dans le Grand Prix d’Europe. Depuis, Face Time Bourbon a remis les pendules à l’heure comme le dit l’expression et a remporté les deux plus importantes compétitions européennes du second semestre : le Grand Prix de l’UET en Finlande et le Critérium Continental en décembre. Deux courses remportées en son temps par… Bold Eagle avant qu’il ne gagne son premier Grand Prix d’Amérique. La route est toute tracée.

Valko Jenilat – mâle de 11 ans

C’est une autre facette du métier d’entraîneur de trotteurs qui se présente là avec Valko Jenilat. Ce valeureux guerrier est entraîné par Sébastien Guarato depuis ses débuts : c’est lui qui l’a qualifié il y a… neuf ans ! Si sa carrière a connu des hauts et des bas, Valko Jenilat fait donc preuve d’une superbe longévité pour s’aligner dimanche (si sa participation est bien confirmée jeudi) au départ de son troisième Grand Prix d’Amérique. Vainqueur d’une course qualificative en 2017, le Grand Prix de Bretagne, il peut aussi se targuer d’avoir fini 2ème de Bold Eagle dans un Prix René Ballière. Sa participation marquerait l’histoire puisqu’un nouveau réglément autorise les chevaux âgés de 11 ans à courir jusqu’à la fin mars : il serait dès lors le premier à profiter de cette réglementation pour participer à l’épreuve majeure.

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Le Grand Prix d’Amérique offre chaque année son lot de suspense et de rebondissements sous une mise en scène bien précise. Des acteurs prestigieux assurent à la course légendaire le meilleur casting possible. Autant de termes issus du cinéma qui rappellent que le sport hippique se veut avant tout un spectacle haletant.

Le plus ancien film de la course du Grand Prix d’Amérique que nous avons à notre disposition remonte à 1930, 10 ans seulement après la création de l’événement. Amazone B avait triomphé. Les images que nous avons retrouvées se focalisent toutefois sur Uranie, troisième de cette édition, et lauréate en 1926, 27 et 28. Un premier choix de mise en scène déjà… La jument de Valentino Capovilla a été la première star trotteuse de l’Histoire. C’est elle qui crevait l’écran à l’époque. D’innombrables vedettes inoubliables lui ont évidemment succédé. Ourasi, avec ses quatre succès dans le Championnat du Monde au Trot attelé, occupe toujours la première place au palmarès.

Comme un véritable film, le Grand Prix d’Amérique possède tout d’abord son décor, son plateau de tournage. Il se nomme l’Hippodrome Paris-Vincennes et propose aux meilleurs trotteurs de la planète de s’affronter sur son fameux mâchefer, appelé encore cendrée, chaque dernier dimanche de janvier. Les concurrents, chevaux et pilotes, jouent leur partition sur l’exigeant parcours des 2 700 mètres de la Grande Piste, avec ses larges courbes et surtout sa redoutable montée, là où se situe souvent le nœud de l’intrigue.

Au final, le Grand Prix d’Amérique se conçoit comme le film d’une vie entière pour de nombreux professionnels. Drivers, entraîneurs, propriétaires et éleveurs rêvent d’y participer, d’y décrocher un rôle. L’apothéose serait de ravir la victoire et d’en devenir le héros. On se prépare pendant de longues années pour espérer figurer à l’affiche, mais les acteurs de l’épreuve reine ne sont que 18 au maximum. Des stars propulsées favorites s’y présentent armées d’une ambition dévorante, mais elles se font parfois éclipser par des supposés figurants, inattendus, que leur talent et l’incertitude de la compétition propulsent en quelques instants au rang de vedettes. Le scénario n’est jamais écrit à l’avance.

Dimanche 26 janvier 2020, environ 40 000 personnes présentes à Paris-Vincennes et plusieurs millions de téléspectateurs dans 36 pays regarderont un film unique, un court métrage de seulement 3 minutes et une dizaine de secondes mais au dénouement toujours palpitant : la course du Grand Prix d’Amérique.

Visionnez les images du Grand Prix d’Amérique en 1930 avec Uranie via ce lien.